Une histoire d'insomnies !


Tout a commencé par une nuit d’été.

 

5 dés avait été glissés dans la valise…

« On fera une partie de Yams chaque soir ! » m’avait lancé ma Chérie toute contente de me faire

partager ses traditions familiales…

Pourquoi pas … je n’avais eu que 3 ou 4 expériences de ce jeu dont je n’avais pas gardé de souvenir

très précis mais lancer quelques dés n’était pas pour me déplaire.

4 soirs plus tard, nous achevions notre 4eme partie de Yams !

 

Et là j’avais commencé à comprendre…

Non seulement la tactique que j’allais pouvoir appliquer … mais aussi qu’il me faudrait user de cette même tactique pendant toutes nos vacances puisque j’étais seul au monde avec mes dés sans que ma charmante adversaire ne puisse contrarier mon jeu car nous vivions notre adversité dans des univers parallèles !

Pas très enthousiasmant sur le long terme … dommage car ces combinaisons avec cette grille à remplir à tout prix, c’était plutôt sympa comme principe.

 

3 heures du matin. Un œil d’ouvert … puis deux.

Et soudain 5 dés qui s’invitent au milieu des moutons.

Il ne manquait décidément pas grand-chose à ce jeu pour me passionner. De l’interactivité avec le jeu adverse, c’est sûr … mais comment ? Distribuer un bonus à chaque tour au joueur qui réussissait la meilleure combinaison validée ou non dans la grille ? Pourquoi pas … ou alors la meilleure addition aux 5 dés ? Oui encore mieux … car aucun lien avec les combinaisons, et parfois même des résultats opposés ! J’envisageais alors plein de possibilités et la nuit fut longue…

Alors que j’expliquais, devant notre café matinal et les yeux surpris mais compréhensifs de ma Chérie, le résultat provisoire de mes divagations nocturnes, j’avais conscience que tout restait à faire !

 

Deux semaines plus tard, la valise était rangée. Pas les dés…

J’avais retenu le principe d’une cagnotte récompensant à chaque tour le vainqueur de l’addition et créé une première fiche de score. Faute de nom, j’avais inscrit « Grille & Cagnotte » en haut de cette fiche. Et les deux premières parties disputées ce soir-là avec ma Chérie, venait de confirmer que ce jeu « fonctionnait » bien. Je partais me coucher confiant … il ne manquait plus qu’un nom à ma trouvaille !

 

3 heures du matin. Un œil d’ouvert … puis deux.

Et revoilà mes 5 dés qui gambadent au milieu des moutons !

Il me fallait un nom court, original et percutant … Je voulais qu’il évoque cette double possibilité de marquer des points qui caractérisait le jeu. Les mots Grille, Cagnotte, Barème, Combinaison, Addition tournaient en vain dans ma tête … lorsqu'au petit matin le salut me vint de la langue de Shakespeare.

 

Plus précisément de deux mots associés et déformés :

« scale » (barème) deviendrait « Skal » et « pot » (cagnotte) deviendrait « Pott » pour constituer un nom absolument français (si, si … à prononcer à la française) qui sonnait bien à mes oreilles.

 

Celles de ma Chérie, qui en avait entendu d’autres, restèrent compréhensives à l’exposé de cette création linguistique devant notre café matinal….

Il me restait à vérifier que ce nom n‘était pas déjà utilisé ou n’avait pas une signification scabreuse dans une langue inconnue. Ce qui fut fait dans la journée : c’était bien une pure création.

 

Les dés étaient jetés, SkalPott était né !!  

 

 

 

Signé :  DIEU  (ou presque ... créateur de SkalPott, c'est déjà pas si mal, non ?)       

NB : le jeu inventé une nuit d'août 2015, et qui fut à l'origine de SkalPott, est devenu le Yamik...